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A Domani
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Si vous voulez découvrir en exclusivité le nouveau programme qui va faire fureur à la TV, BigFootBrother, çà se passe par là:
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Si vous ne connaissez pas cette boutique en ligne qui allie mode et sport, sautez sur cette vidéo qui vous fera découvrir Ozibao.
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Sinon, si vous avez marre de regarder la télé, reportez vous à la page média du dernier équipe mag (oui celui avec Dieu en couverture!), on y parle aussi d’Ozibao.
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En bonus de l’article sur www.ozibao.com, voici quelques photos du Bernabeu vu du ciel façon Yann Arthus-Bertrand:



A Domani
En cette période de mouvements sociaux et du slogan « c’estla Crise » servi à toutes les sauces médiatiques, je propose à nos clubs français une solution pour contrer la baisse du pouvoir d’achat. Le sport est souvent présenté comme le reflet de la société. De ce fait, alors que les français sont en recherche permanente de bons plans en regardant Julien Courbet, en chinant dans les rayons des Hard discounts ou en voyageant en « low cost », nos équipes de foot doivent aussi suivre sans aucun doute cette tendance du « système D ».
Notre conseil « conso » du jour est donc le suivant: acheter gratuit!Et oui, faites vos courses sans dépenser un euro pour composer une équipe compétitive pour la saison prochaine. Mais pas n’importe comment ! A l’instar d’un Jean Pierre Coffe ou d’un Jean-Luc Petitrenaud, nous ne négligerons jamais la qualité et nous défendons l’adage que c’est dans les vieux pots que… Vous connaissez la suite.
Chers clubs français, dans votre panier estival, mettez y que des joueurs internationaux bien mûrs. Pour votre future composition de choix, nous vous proposons d’y inclure des joueurs avec des labels de référence style Ballon d’Or ou Champion du Monde. Une bonne traçabilité de la carrière du joueur doit être valorisée. J’entends déjà certain dire qu’acheter de la qualité sans débourser un centime des droits télé, c’est impossible! Et pourtant, grâce à Bosman, voici le onze d’or qu’un club de l’Hexagone pourrait aligner GRATUITEMENT au milieu de l’été la saison prochaine:
Dans les buts, Francesco Toldo
En défense, Cafu ; Fabio Cannavaro ; Sol Campbell ; Christian Panucci
Deux milieux défensifs :Robert Pires et Pavel Nedved
Deux ailiers : Luis Figo à droite et Ryan Giggs à gauche
Deux attaquants : Herman Crespo et Morientes
Et oui, en fin de contrat en juin, tous ces joueurs pourront être transférés sans indemnité lors du mercato d’été. Leur âge, gage d’expérience et d’adaptabilité rapide, est compris entre 33 et 37 ans. Si vous préférez d’autres profils, on peut citer aussi le gardien Dudek, un petit jeune de 32 ans Michael Ballack, le buteur »Bobo » Vieri, l’avant centre râleur Salva ou le milieu au plus joli prénom Boudedwijn Zenden… Attention, ils pensent à l’après football, ils seront donc sensibles au projet de reconversion que vous pourrez leur proposer.
Mais, chevillée au short, ils ont encore cette volonté de jouer avant de déposer leurs crampons à coté des trophées sur leur cheminée. De ce fait, Ozibao attribuera une mention spéciale au directeur sportif qui attirera dans ses filets l’immense Paolo Maldini… Bien entendu, ce « système D » a pourtant une limite: le montant des salaires de ces joueurs cadres ayant acquis de l’ancienneté.
Nous dirons que c’est le prix du rêve!
A Domani
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Le dimanche, le long des mains courantes de nos stades de district, le numéro 4 n’est pas le dossard le plus noble, loin de là. Le numéro 4 est le stoppeur, le cerbère du numéro 9, son opposé. Par ses buts, le numéro 9, lui, fait lever les foules. Le 4, lui, marque à la culotte, tacle au niveau des genoux, dégage en touche et le seul geste technique qu’il maîtrise est le contrôle américain (un contrôle raté pour les non initiés).
Près de la buvette, on entend que le numéro 4 est un bourrin, qu’il a les pieds carrés. Les habitués de la messe footballistique dominicale tremblent dès lors qu’il décide de monter balle aux pieds. Les experts placés en tribune lui crient: « lâche ton ballon ». Pour le football de clocher, que les énarques et autres apparatchiks de
la Fédération appellent simplement la « base », le 4 n’est vraiment pas le bon numéro.
Evidemment, il ne peut pas en être autrement en France.
La France du foot a, en effet, été élevée dans le culte du 10. Notre grand père nous parlait de Piantoni, notre père de Platini et nous, nous sommes la génération de Zidane. Puis, de nos jours, le lorientais Gourcuff pointe ses crampons…
Pourtant, le 4 n’est pas considéré partout comme celui qu’on couche sur la feuille de match pour faire le nombre. Dans certains pays, ou plus particulièrement dans certains clubs, le 4 est même le cerveau de l’équipe. Le 4 est le joueur le plus important sur le terrain, le dépositaire du beau jeu.
Ce 4 là n’est pas loin de la défense, il joue juste devant. Ce numéro 4 a acquis ses lettres de noblesse à l’Ajax et au Barça. Il nous vient de cet autre pays du football,
la Hollande.
Les commentateurs avisés de nos buvettes auraient le souffle plus coupé que leur Ricard s’ils savaient que le 4 est l’émanation même du « football total ». Le grand Cruijff en personne en est le fil d’Ariane. Inspiré par Rinus Michels, il a exporté la culture du 4 en Catalogne. Cruijff ne jouait pas à ce poste mais il avait compris avant tout le monde l’importance de ce numéro, il portait le 14 afin de montrer sa relation privilégiée avec le 4.
Ce 4 là s’est donc d’abord développé dans des équipes à l’esprit tourné vers l’attaque jouant à 5 derrière en face défensive. Ses amis les plus proches ont été les hommes de couloirs qui de défenseurs se muaient en une seconde en attaquants dès lors que le ballon avait été récupéré.
Au jour d’aujourd’hui (pléonasme exclusivement employé par les fouteux), dans ce monde marqué par la pensée unique de la défense à 4 avec un 4 stoppeur, il évolue maintenant avec grâce comme le véritable meneur de jeu. En effet, il est le plus souvent la réponse à la pénurie de vrais 10 que connaît le football moderne.
Il est souvent qualifié de façon réductrice de milieu défensif alors qu’il rayonne sur toutes les parcelles du terrain. Ce 4 là a le port altier, une vision du jeu globale, une technique de numéro 10 et l’endurance et l’abattage d’un 6. Un sacré numéro en somme. Mais, il ne porte presque jamais le 4 dans le dos mais le 21, le 8 ou le 77. Les numéros ne veulent plus rien dire (soupirs)…
Le nouvel entraîneur du Barça Pep Guardolia est maintenant l’héritier de cette culture car Cruijff avait fait du Guardolia joueur dès son plus jeune âge le cerveau de sa Dream Team dans les années 90. Guardolia défendait debout, finissait le match avec un short propre et tous les ballons passaient par lui. Il a été le moule utilisé par le centre de formation du Barça pour perpétuer cette tradition avec Xavi, Fabregas et Arteta.
Mais, de nos jours, ce 4 là est rare à trouver en dehors des frontières de
la Catalogne. Andrea Pirlo en est LA copie en Italie. On peut citer aussi Pizarro à
la Roma ou Xavi Alonso à Liverpool. N’importe qui ne s’improvise pas 4 de talent…
Dans le passé, l’argentin Redondo a été un digne représentant de cette mouvance tout comme le portugais Paolo Sousa. En vieux sage, Rijkaard, au crépuscule de sa carrière, s’est mué dans ce rôle pour gagner une Ligue des Champions avec l’Ajax.
La France, hormis peut être Daniel Bravo dans sa deuxième partie de carrière, n’a jamais enfanté ce profil de 4.
La France, terre de formation, en représente même l’antithèse car elle a forgé son heure de gloire en 98 avec trois milieux défensifs. Mais si c’est le prix a payé pour avoir un football de 10, alors…
Car, en définitive, qu’importe le chiffre d’or, l’artiste se dévoilera toujours pour faire son numéro.
A Domani
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En cette période de soldes dans nos magasins et chez ozibao, le monde du football connaît aussi une folie acheteuse en ce mois de janvier. En effet, en ce début d’année et comme en été, les gazettes sportives sont remplies des échos de mutations possibles entre les clubs. Pourtant, crise oblige, le cru 2009 risque d’être peu riche en rebondissements.
En général, cette période joliment appelée le mercato d’hiver est le parent pauvre de son pendant estival. Les grands succès de recrutement ont rarement lieu lors de la trêve des confiseurs. Certains militent même pour sa suppression.
Alors, à quoi sert ce mercato?
Il permet aux clubs d’ajuster leur effectif pour la deuxième partie de saison soit à cause d’un recrutement estival défaillant soit afin de pallier des blessures au long court. Cette foire aux transferts sert aussi à anticiper le recrutement estival afin de préparer au mieux la saison prochaine. Le recrutement de Hoarau en janvier dernier par le PSG en est un bon exemple.
Il donne aussi aux clubs qui ont des joueurs en fin de contrat en juin la dernière possibilité de toucher une indemnité de transfert. Celle ci est en général pas trop élevée du fait que le joueur sera gratuit dans 6 mois.
Enfin, il permet de calmer les supporters membres de la génération zapping qui aiment voir arriver de nouvelles têtes régulièrement.
En résumé, les bonnes affaires y sont très rares car le plus souvent les clubs agissent dans la précipitation et les joueurs qui bougent à cette période ne sont pas des premiers choix. En effet, un joueur qui flambe lors de la première partie de la saison a peu de raison d’avoir la bougeotte. Et, le joueur recruté en janvier devient souvent indésirable en juillet.
J’ai listé tout de même quelques bons plans pour nos clubs français afin de leur éviter de faire des choix trop exotiques. En toute modestie, voici donc quelques conseils pour les directeurs sportifs.
1) Repérer des stars ou anciennes vedettes qui font banquette dans les grands clubs aux effectifs pléthoriques. Il s’agit ici de joueurs expérimentés à la trentaine rayonnante. La bonne affaire de ce mercato pour moi est l’ancien joueur du Real Madrid Ivan Helguera qui a rompu en décembre son contrat avec le FC Valence. Ce défenseur racé, faisant partie des meilleurs milieux défensifs au début des années 2000, est libre. Son salaire risque d’être élevé mais à 32 ans, il reste une valeur sûre. Je vous cite d’autres exemples intéressants d’anciennes vedettes en difficultés et qui faisaient la une il y a peu: Wiltord (Rennes) à qui Marseille a déjà pensé, Diego Tristan(West Ham), Montella (AS Roma), Edmilson (Villareal) Ventola (Torino), Martin Petrov (Manchester City) et Celestine Babayaro (Newcastle).
2). Repérer des bons joueurs français qui ne jouent plus trop à l’étranger et qui finiraient bien leur carrière dans l’Héxagone type Antoine Sibierski (Wigan) , Ludovic Delporte (Osasuna), Olivier Dacourt (Inter) et Pascal Cygan (Villareal). Peter Luccin (Santander) qui a toujours fait des mauvais choix de carrière me paraît être aussi un bon plan.
3). Repérer des jeunes espoirs qui sont en manque de temps de jeu et à qui un prêt de 6 mois ferait le plus grand bien. A noter que le prêt est très en vogue lors de ce mercato. Par exemple, Obertan à Lorient, ça c’est bien joué! Citons ici, le mexicain Giovani Dos Santos ancien du Barça et en galère à Tottenham , les babies gunners Aaron Ramsey ou Merida Perez (Wenger se trompe rarement), l’attaquant espoir de l’OL Tafer, l’ancien défenseur de Nancy Manuel Da Costa (Fiorentina).
4). Repérer des anciens grands espoirs qui n’arrivent pas à confirmer toutes les attantes placées en eux. Le portugais Hugo Viana a du talent par exemple et le FC Valence n’en veut plus. L’espagnol Guayre se perd à Numancia comme l’ancien ailier du Real Balboa à Benfica.
5). Repérer des joueurs qui risquent d’être barrés par la concurrence ou le retour de blessure des titulaires. Le président de l’OM RLD a soufflé le nom du défenseur brésilien de Chelsea Alex, c’est vraiment pas con. On peut aussi avancer Jermaine Pennant à Liverpool ou cet attaquant angolais qui a crevé l’écran à la dernière Coupe du Monde, Manucho (MU).
6). Repérer des joueurs qui jouent en D2 et qui ont déjà fait leur preuve à l’étage supérieur. Par exemple, le Real Sarogosse a deux pépites: l’attaquant Ricardo Oliveira et le grandissime défenseur argentin Ayala.
Pour finir, je vous livre deux joueurs coup de coeur que j’ai vu évoluer de visu la saison dernière et qui sont excellents selon moi : Dani Aquino, 18 ans, du Real Murcie (D2 espagnole), un ailier à l’ancienne et le chinois Zheng Zhi 25 ans, , un clone de Fabregas, qui joue à Charlton (D2 anglaise).
Le degré de forme est souvent un handicap pour ces joueurs car on leur demande d’être performants tout de suite mais messieurs les directeurs sportifs dépéchez vous de suivre ces conseils. Les premiers arrivés seront les premiers servis.
A Domani
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« Une passe, un crochet et on a marqué ». « En avant, il faut foncer droit au but »!
Ces principes de jeu ont ils été érigés et théorisés par les grands tacticiens du football tels Herrera, Sacchi ,Cruyff et consorts? Est ce une phrase prononcée par le maître canari Jean-Claude Suaudeau ou le brésilien Tele Santana?
Non, ces fulgurances de l’esprit nous viennent tout droit du…Japon. En effet, ces préceptes quasi bibliques sont tirés du générique du célèbre dessin animé qui a bercé notre enfance: Olive et Tom.
Ce programme a souvent été présenté comme peu réaliste. Mais, dans ces colonnes, je réfute ce qualificatif car dans « une passe, un crochet et on a marqué » tout est dit. Il n’y a rien de plus réaliste que cela. Oui, cette phrase résume a elle seule l’essence même du football. J’irai même jusqu’à demander à monsieur Blatter de l’inscrire sur le fronton du siège de la FIFA.
Du moins, la tactique d’Olive et Tom devrait être la base de tous les tableaux noirs dans les vestiaires: la passe insiste sur la notion de collectif, le crochet sur le spectacle et le beau jeu. Et la finalité qu’est le but n’est pas oubliée. Collectif, spectacle et efficacité.
Simple et limpide, il n’y a rien de plus à ajouter que quelques aboutissements de cette tactique sur le rectangle vert:
L’Ajax en a fait sa philosophie

Berkamp l’avait mise dans son arsenal

et un artiste oublié, Djalminha, l’utilisait quand il n’était pas blessé ou suspendu
Irréfutable, Olive et Tom est bien un dessin animé réaliste!
PS : Le générique pour les fans http://www.deezer.com/#music/result/all/olive%20et%20tom
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A Domani
L’Histoire avec un grand H peut être vue au travers d’une somme de petites histoires qui, sur le moment, peuvent nous paraître futiles et sans grand intérêt. Mais avec le recul du temps, les petites anecdotes mises bout à bout permettent souvent d’éclairer notre lanterne historique.
Et, le sport et plus particulièrement le football sont souvent présentés comme un reflet de la société de leur époque comme le soulignait Amédéo dans les colonnes d’Ozibao, il y a peu. Je vous propose donc de faire un retour en arrière sur notre passé à l’aide d’un spectre bien particulier: les affiches des Coupes du Monde de Football.
Le français Jules Rimet créa la compétition que nous attendons tous maintenant avec impatience tous les quatre ans: la Coupe du Monde de football. La première édition de cette compétition planétaire se déroula en 1930 en Uruguay, ce pays souvent considéré comme la suisse de l’Amérique du Sud. Nos bleus, prenant des congés sans soldes et n’ayant comme prime que leur maillot et la reconnaissance de leurs pairs, montèrent sur un bateau en compagnie de quelques sélections européennes. La préparation de l’équipe de France du gardien et capitaine brestois Alex Thépot eut pour lieu le pont de ce paquebot transatlantique. O tempora O mores comme dirait les anciens. Au moment où la SDN d’AristideBriand battait de l’aile, cette première réunion mondiale footballistique au sommet rima avec anonymat.
1934, la deuxième édition a pour lieu l’Italie de Benito Mussolini. Depuis 1922, la péninsule est à la botte des fascistes et des célèbres chemises noires de triste mémoire. L’affiche de cette première Coupe du Monde transalpine met en scène un joueur de la squadra azzura qui porte un maillot d’un bleu très très foncé… L’Italie l’emportera en finale et Hitler en prit bonne note pour ses JO à Munich deux ans plus tard.

1938, la Coupe du Monde débarque en France dans un climat tout autre que celui de 98. L’Allemagne nazie inquiète par ses volontés expansionnistes, la guerre civile espagnole sert de laboratoire à l’axe Rome-Berlin…Les accords de Munich signés quelques temps après la Coupe du Monde française n’entretiennent qu’un espoir vain. Daladier revient triomphant de Bavière ce qui n’est pas le cas de nos footballeurs car après l’Uruguay en Uruguay, l’Italie en Italie, le pays hôte ne soulève pas la Coupe. La dictature italienne s’impose de nouveau. L’affiche de 1938 nous montre un globe couleur feu avec le pied (d’un soldat?) qui le bloque. Les fascistes mettent le monde du football à leurs pieds en attendant la suite…

1950, le Monde de l’après guerre se met difficilement en place. Comme 30 ans plus tôt dans les années 20, tout le monde veut croire dans un Monde meilleur et pacifiste. Les pères fondateurs de l’Europe planchent à une solution pour répondre au « plus jamais çà! ». Le Monde du football après cette trêve forcée se retrouve tout naturellement au pays où ce sport est roi, le Brésil. L’affiche sonne comme un écho positif à celle de 1938, on y voit un joueur qui pousse le ballon, un ballon qui n’est plus arrêté mais qui peut rouler vers un Monde en paix…Drame national, les auriverde perdent contre le voisin uruguayen. Le Brésil est il maudit dans cette compétition?

1954, la Coupe du Monde arrive au pays des pacifistes, la Suisse. Un an auparavant, la Hongrie, une des plus belle équipe de tous les temps, a battu les anglais, les inventeurs de ce jeu. Puskas et ses amis sont les grandissimes favoris. Les anglais, eux, qui se sentant supérieurs avaient snobé les éditions précédentes des Coupes du Monde sont présents pour la première fois. La RFA l’emporte pourtant face à des artistes hongrois fatigués qui les avaient étrillés 7 à 3 en poule. On parlera même du « miracle de Berne » pour qualifier cette victoire surprise. La Hongrie s’affirme tout de même aux yeux du Monde et se révoltera contre les chars russes en 1956. L’affiche de l’édition helvétique montre un gardien avec les bras ouverts comme les prémices aux mouvements de décolonisation et de détermination des peuples dans la deuxième partie de la décennie.

1962, nous sommes au Chili, première Coupe du Monde couverte par Thierry Rolland. L’affiche représente un ballon et un globe comme pour mieux indiquer qu’il existe maintenant deux blocs bien distincts. En effet, cette année là, 62, comme dirait CloClo, la crise des missiles à Cuba est un épisode très critique de la Guerre Froide.

Nous faisons un bond en avant pour nous retrouver en 1978 en Argentine. Depuis 1976, ce pays est sous le joug de la dictature des généraux. Les appels au boycott de cette compétition sont nombreux dans les rangs de l’équipe de France. Comme l’Italie de Mussolini en son temps, l’Argentine de Videla se doit de s’imposer. La rigueur est présente partout, pas de place pour l’imprévu. Les joueurs se voient attribuer leur numéro dans l’ordre alphabétique. Ardiles, joueur de champ, a le numéro 1. L’Argentine du goleador Kempes s’impose, c’était annoncé…En effet, sur l’affiche, on y voit un joueur albiceleste levant ses deux bras au ciel en signe de victoire. L’histoire dit que sur la première mouture de cette affiche, le joueur argentin ne levait au ciel qu’un seul bras, une référence aux relents facistes. Un second bras pour faire plus politiquement correct aurait été ajouté sous la pression des diplomates…

1982, l’Espagne nouvelle revient grâce à la Coupe du Monde organisée sur son territoire dans le concert des nations. Cette jeune démocratie qui a une nouvelle constitution, qui voit un nouveau président du gouvernement opposant à l’ancien régime Felipe Gonzalez donner l’alternance, veut tourner définitivement la page de Franco et de l’isolement. La tentative de Coup d’Etat du 23 février 1981 est stoppée par Juan Carlos qui peut alors déclarer ouverte cette Coupe du Monde ibérique.L’Espagne intégrera l’UE en 1986. L’affiche de cette édition, elle, est un reflet de la movida, ce mouvement de libération qui inonde tout à cette époque de l’autre côté des Pyrénées.

1990, le mur de Belin est tombé un an plus tôt et la future ex RFA gagne le trophée avec dans ses rangs quelques joueurs d’Allemagne de l’Est.Un début de réunification en somme. Du côté de l’affiche, elle est terne comme cette seconde édition transalpine.

1998, on s’en souvient tous. Zidane en finale, Blanc en huitième, Di Baggio en quart, Thuram en demie. La France Black Blanc Beur, la France multicolore à l’image de l’affiche de sa coupe du Monde.

2010, la Coupe du Monde va débarquer pour la première fois en Afrique et plus précisément en Afrique du Sud. Ce Continent,terre de football,l’attend avec impatience. Elle sera l’édition de l’Afrique toute entière comme le montre l’affiche de cette World Cup:

On a hâte d’y être…
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A Domani
Chaque année, en tant que fan inconditionnel du Real Madrid, j’attends avec impatience la semaine qui précède le premier clasico de la saison. En effet, une fois la saison commencée, chaque week end, je vis au rythme des matchs de la Casa Blanca et des catalans du FC Barcelone. Et là, il est enfin temps d’en découdre.
Notre rival est ô combien respectable avec toutes les références que les culés du Barça véhiculent, entre l’héritage de Kubala, de Cruyff, la période divine de Maradona, la Dream Team des années 90, son stade et sa cantera (centre de formation) élevée au biberon du beau jeu. Le duel n’en n’est donc que plus beau car notre adversaire est magnifique.
Mais force est de constater que l’année où la quinta del buitre (5 joueurs historiques des années 80-90) fête ses 25 ans, le Real Madrid n’est pas au mieux à l’heure de se présenter ce samedi au Camp Nou. De surcroît, crime de lèse majesté Juan Carlos, son entraîneur, l’allemand Bernd Schuster a déclaré que le club de Chamartin n’avait aucune chance de gagner en terres catalanes. Et, qui pourrait être plus crédible que lui qui voit les joueurs du Real au quotidien, qui est socio du Barça (eh oui, c’est énorme ça!) et qui est un des rares joueurs à avoir porté les couleurs des trois grands clubs espagnols (Real Madrid, Barça et Atletico Madrid)? Dure réalité…
En général, quand les affaires vont mal dans un club, les Média se tournent vers le président pour lui demander si l’entraîneur est menacé. Si le président « renouvelle » sa confiance à l’entraîneur, vous pouvez à tous les cas être assurés que les jours de ce dernier à la tête de l’équipe sont comptés. Schuster avait bénéficié de cette confiance présidentielle lors des dernières semaines…
L’entraîneur a donc, une nouvelle fois, servi de fusible afin de rassurer les socios à quelques jours du clasico. La recette est connue. Dans le journal L’équipe, cette semaine, le défenseur de Châteauroux Julien Cordonnier méditait sur la difficulté de trouver la bonne chaussure (à crampons!) à son pied sur le banc. Virer l’entraîneur serait la solution de facilité selon lui, je cite : »Comme à chaque fois dans le foot, on ne peut pas virer vingt-cinq joueurs… »
Il serait d’ailleurs intéressant d’organiser un débat entre ces entraîneurs déchus et un autre fusible classique au moment des crises, le premier ministre. Un téléfoot avec Michel Rocard et Albert Emon…Je divague, excusez moi…
Revenons donc au Real. Comme tout événement majeur concernant le club madrilène, je me sens obligé d’en discuter avec ma copine.
- « On a changé d’entraîneur », lui ai je dit en premier mardi soir quand elle retrait du boulot.
- « Ah bon, et ils ont pris qui? » me répondit elle, faisant semblant de s’intéresser à cette information capitale.
- « Juande Ramos ». »
- « Il vient d’où? »
- « de Totenham, en Angletterre »
- « Et il est bon? »
- « Ben, il s’est fait viré car il était bon dernier après une dizaine de match… », lui ai je répondu tout penaud
- « Ridicule »
Et oui, vu comme cela, alors que je cherchais du réconfort dans ce moment difficile, elle ne me rassurait pas car en quelques questions, alors qu’elle n’est pas une spécialiste footballistique, elle avait pointé du doigt là où cela faisait mal.
Je tentais de rester positif en me disant en moi même que Juande Ramos avait gagné deux coupes de l’UEFA avec le FC Séville et la Coupe de la Ligue, l’année dernière, avec les Spurs. Et puis merde, il a quand même perdu en début de saison Berbatov et Robbie Keane, ce n’est pas rien…
Le lendemain, mon optimisme était conforté par la première sortie réussie de Ramos face aux russes du Zénit avec une victoire 3-0 en Champions League. Le journal pro Real Marca titrait: « le beau jeu est de retour ». Ouf!
Le Barça n’a qu’à bien se tenir car le Real a trouvé son arme pour le vaincre: le choc psychologique. En effet, quand un nouvel entraîneur arrive, on utilise cette expression pour justifier le fait que l’équipe gagne de nouveau.
Je suis donc rassuré. Nous, on a le choc psychologique pour affronter les Messi, Henry, Eto’o et consorts. Ils n’ont qu’à bien se tenir les catalans, ils tremblent, j’en suis sûr… Ce match sera un vrai choc…
Mais au delà de l’affrontement de samedi, j’espère que ce choc ne laisse pas trop de séquelles par la suite car quand je repense à toutes ces réanimations mentales qu’a subies le capitaine du Real Raul depuis qu’il a débuté en équipe première un soir de match à Saragosse en 94, je m’interroge. L’énumération des entraîneurs dont je me souviens devient alors inquiétante: Valdano, Floro, Toshack, Capello par deux fois, Del Bosque par deux fois également, Queiros, Lopez Caro, Luxemburgo, Schuster…Et j’en ai sans aucun doute oublié…
A domani
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