De la prospérité au coin de la rue

 

Le président républicain Hoover déclarait en septembre 1929, quelques jours avant un jeudi noir d’octobre: « la prospérité est au coin de la rue ». Et pourtant, la Crise de 29 est un spectre que les analystes financiers et les pseudo experts agitent dès que les marchés financiers connaissent des secousses. En effet, ses répercussions sur une économie qui s’ouvrait à la mondialisation ont été colossales et ont marqué les esprits de ceux qui ont façonné le nouvel ordre financier à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Cette crise financière liée à une spéculation non maitrisée et cette crise économique due à un développement industriel scientifique (Taylorisme) entrainant un décalage entre l’offre et la demande ont été disséquées dans les écoles afin de ne plus reproduire les mêmes erreurs. Le capitalisme sait se mettre en question et être pragmatique. Le capitalisme ne veut plus voir les Raisins de la colère…

L’ancien président de la Fed Alan Greenspan déclarait cette semaine que nous étions actuellement devant la pire crise qu’il ait connue. Une crise plus forte que 1987. Georges Bush quoique républicain comme Hoover et son gouvernement suivent la même ligne directrice que FD Roosevelt avec son New Deal: l’interventionisme. Devant la crise des subprimes, l’Etat fédéral est intervenu pour sauver les deux organismes Freddy May et Fanny Mac, sorte de Caisse de dépôts et de consignation à l’américaine. Une nationalisation de fait, un comble pour ce pays apôtre du libéralisme. Aujourd’hui, la Fed afin d’éviter une crise plus profonde décide d’injecter des fonds pour remettre à flots AIG, une des plus grandes compagnies d’assurance.

Deux ans avant sa faillite, la banque Lehman Brothers était montée au pinacle pour ses résultats par le magasine Fortune. La spéculation et la rentabilité immédiate sont devenues les deux valeurs les plus en vogue du capitalisme ces dernières années. L’économie réelle s’est éloignée des préoccupations, seule, la bulle financière et ses résultats à court terme étaient valorisés. Le faible « prix » de l’argent ces dernières années ont tentés certains investisseurs à spéculer et à prendre des risques inconsidérés. Les marges sur ces opérations se sont réduites sur les deux dernières années donc les volumes investis se sont multipliés afin de garantir des profits encore plus grands. Et quand on tire une carte du château… on ne sait jamais jusqu’où va s’arrêter la chute.

 La suite au prochain épisode.

A Domani

 

 

 

 

 

Une réponse à “De la prospérité au coin de la rue”

  1. pangloss dit :

    Mais tu as pris un rythme de blogueur fou ma parole!
    Pour un début, c’est une réussite, mais ca manque peut etre un peu de liens ou d’images ;-)

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